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Lettre ouverte à mes amis racistes.

jeudi 22 novembre 2012, par Sausausau

Et voilà, le repas a plu, les bouteilles de beaujolais sont vides, celle de rhum bien entamée, mes amis sont partis à trois heures du matin, je devrais être content de cette soirée et pourtant je suis dépité.
Le visionnage des photos de nos vacances en Corse a mis heureusement fin à une discussion qui comme souvent dans ces soirées, a dégénéré en propos racistes, en vociférations peu argumentées, en lieux communs superficiels, en clichés réducteurs et outranciers, en amalgames rapides. C’est bien connu, l’alcool délie les langues, mais ne facilite pas la discussion raisonnée. Malheureusement, je ne peux pas mettre les déclarations ouvertement racistes de mes copains sur le compte d’un excès de Beaujolais.
Je ne devrais pas être étonné, ils n’ont jamais caché leurs opinions sur les immigrés dont ils dénoncent dès qu’ils le peuvent les comportements déviants. Mais à l’époque des échanges que nous avions au bureau, je n’ai jamais senti de haine dans leurs discours, seulement une exaspération face à la dérive des cités, plutôt une manière de faire valoir une opinion contraire à la mienne, dès qu’un fait d’actualité leur en donnait l’occasion. Une façon de dire « tu n’as pas toujours raison ; là tu ne peux pas nier qu’ils ne sont pas intégrables, qu’ils posent un réel problème dont la gauche bien pensante refuse de se saisir », le « ils » renvoyant bien évidement à tout ce qui était un peu trop bronzé pour être « vraiment » français. J’ai toujours essayé bien sûr de les convaincre qu’ils faisaient fausse route, que l’exclusion n’a jamais rien résolu, que les immigrés sont des boucs émissaires bien commodes, qu’il convient de ne pas se tromper de cible et que c’est la pauvreté qu’il faut éradiquer. Je ne parvenais pas à les convaincre, mais j’avais instillé un doute dans leur esprit, doute qui j’espérais, finirait bien par germer et les ramènerait à la raison.
Mais depuis quelques temps les choses ont évolué, leur discours se fait plus ferme. Quand à l’époque l’attaque était légère, ironique, elle devient frontale, vindicative. Les propos que tiennent certains hommes politiques, au plus haut sommet de l’état, ne sont certainement pas étrangers à ce changement, la droite se décomplexe entrainant dans ses dérives tout ceux qui se sentaient tenus à la mesure par la censure de l’opinion publique. Pourquoi cacher ses penchants racistes puisqu’ils redeviennent une opinion comme une autre. Pourquoi essayer de les refouler comme on refoule de mauvais instincts alors que Le Pen fait 20% aux élections présidentielles. Le « coming-out » est plus facile quand il s’opère en groupe. Et ainsi, au fil des discours politiques, des faits divers dans les quartiers, des promesses de karcher avortées, la xénophobie (étymologiquement : peur de l’étranger) se charge de haine, haine qui en réaction alimente l’hostilité de celui qu’elle vise, entretenant le cercle vicieux des rancœurs.
Je suis moi même un homme plutôt colérique, qui s’emporte assez facilement et la haine ne m’est pas un sentiment inconnu, pourtant dès que je la sens poindre je la combats. Comment peut-on s’y complaire ? Elle devient très vite envahissante, elle est obnubilante, obsessionnelle, elle brouille le jugement. On ne construit rien de beau dessus, les fondations qu’elle cimente ne supporteront jamais que des ruines. Qui peut me citer une histoire de haine qui s’est bien terminée ? Céder à la haine ce n’est pas du courage, c’est choisir la facilité. Trouver des raisons d’y renoncer, chercher des solutions justes voilà le courage. A l’évidence mes amis ont trouvé l’exercice trop difficile, et préfèrent entretenir leurs convictions à grands renforts de statistiques sur la délinquance, de faits divers vite montés en problèmes de société, de violence à l’école, de vols de téléphones portables toujours plus nombreux, de voitures incendiées, j’en passe mais eux en ratent rarement.
Certes cette réalité est incontestable, comme il est incontestable que les auteurs de ces délits sont proportionnellement plus nombreux chez les étrangers et chez les « Jidi » (jeunes issus de l’immigration) que chez les autres. C’est sur les conclusions qu’en tirent mes copains, et d’autres de plus en plus nombreux, que le débat doit porter. Et en introduction à ce débat il est important de préciser les choses.
Comme dans toute approche analytique d’un problème il est indispensable de dépasser la « réalité » telle que nous la présente nos sens, et de rechercher la réalité cachée, celle qui ne nous est pas dévoilée par une approche à priori. Pour établir une théorie, Il faut tester toutes les hypothèses possibles et ne pas s’arrêter à la première qui semble la conforter. Pour éclairer mon propos je prendrais un exemple que j’ai lu dans un article qui s’intéressait à la proportion d’étranger dans les prisons suisses.
Si dans une prison 75 % des prisonniers sont des jeunes hommes qui mesurent plus de 1,75 mètres vous ne retiendrait évidemment pas la taille comme facteur prédéterminant à la délinquance, et vous allez vite vous rendre compte que les facteurs cachés derrière la taille sont le sexe et l’âge qui eux sont des déterminant reconnus de la délinquance. Mais si l’on vous annonce, dans vos journaux préférés - le Dauphiné, celui de Bourdin, ou ceux de TF1 - que 50 % ont un teint plutôt foncé, vous aurez vite fait de conclure que tous les africains sont des délinquants en puissance, sans chercher ce que cache cette réalité.
En Suisse, alors que les étrangers représentent 20 % de la population suisse, ils sont 50% dans les prisons. En terme statistique cela s ‘appelle une surreprésentation. Pourtant il apparaît que dans la population carcérale suisse, l’origine ne constitue que la cinquième composante statistique après le sexe (male), l’âge (-de 30 ans), le niveau de pauvreté, et le niveau de formation et qu’elle n’indique rien de plus que les quatre autres car elle s’y trouve incluse (ces chiffres sont tirés d’une étude sur le milieu carcéral suisse). Or, ce que vous verrez en premier lieu c’est la couleur de leur peau, parce que c’est cela que vous voulez voir, c’est cela qui vient conforter votre opinion, c’est cela qui vous donnera une bonne raison de continuer de les haïr.
Il n’y a pas de haine vous défendrez-vous, juste une impossibilité culturelle de vivre ensemble, trop de différences, pas assez de valeurs communes : leur religion, leur prosélytisme, leur viande hallal, la façon dont ils traite leur femmes, le voile, la burqa, le laxisme dont ils font preuve dans l’éducation de leurs enfants, la polygamie, l’excision, les familles trop nombreuses etc. Et puis avant ajoutez-vous ils étaient plutôt discrets, ils deviennent de plus en plus vindicatifs, ils revendiquent leur différence, avant ils n’osaient pas s’affirmer comme cela, ils étaient moins envahissants…Vous n’êtes plus racistes, ni xénophobe, juste différencialistes. Ce n’est plus la couleur de leur peau qui vous gêne, ce sont leurs mœurs et la dimension qu’elles prennent dans l’espace public qui vous incommode.
Et la conclusion qui s’impose à vous, c’est au mieux qu’ils restent chez eux, au pire tous dans un bateau.
Torpillons, si j’ose dire, en premier lieu la solution du bateau : dans un pays libre, les frontières sont peu opérantes, seules les dictatures militaires ont dans l’histoire réussi a contrôler à peu près efficacement leurs frontières, mais le but était avant tout d’empêcher les gens de quitter le pays, plutôt que de les dissuader d’entrer. Comme je ne vous ferai pas l’affront de croire que vous souhaitez que la France devienne un état totalitaire, je considère que l’idée du bateau s’est échouée.
Vous savez très bien que nous n’interdirons jamais aux damnés de la terre, d’essayer de se construire un avenir meilleur ; quand cela devient impossible chez eux, il est normal qu’ils cherchent ailleurs cet avenir. Nous n’avons certes pas, comme disait Michel Rocard, à accueillir toute la misère du monde, mais rajoutait-il, nous avons à en prendre notre juste part.
C’est l’histoire commune que nous partageons avec ces pays qui détermine cette juste part, sans repentance caduque, sans culpabilité périmée - qui enferment ceux à qui cela s’adresse dans leur statut de victime et qui ravivent les braises des rancunes mutuelles - mais avec lucidité et dans un esprit de justice.

Pour ce qui est de rester chez eux, ne vous en déplaise, beaucoup sont chez eux.
Mais revenons à nos différences. Moi aussi il m’arrive d’être heurté pas ces différences, moi aussi je suis attaché à ma culture, celle inspirée par le siècle des lumières, celle des encyclopédistes qui voyaient dans la connaissance la réponse à l’obscurantisme des religions, qui croyaient en l’humanisme comme une arme contre les guerres, qui revendiquaient une dignité égale pours tous quel que soit la couleur de sa peau, quelque soit son sexe.
Et c’est au nom de ces valeurs que je revendique le droit pour un peuple d’exprimer haut et fort cet attachement et d’essayer de convaincre sur le bien fondé de ces valeurs.
La laïcité a permis la construction du pays dans lequel nous vivons où « la république ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte » (Article 2 de la loi du 9 décembre 1905).
La laïcité n’est pas ce cache sexe que certains utilisent pour tenter de dissimuler une xénophobie évidente (vous y croyez vous à la laïcité des catholiques intégristes qui forment une part importante de l’électorat frontiste ?).
La laïcité c’est l’affirmation par la république de son unicité et de sa volonté de ne pas être divisée par la religion de ces concitoyens. La religion est une croyance, à ce titre elle doit se cantonner dans le fort intérieur de chacun et ne doit pas tenter d’influencer ni le fonctionnement ni les décisions d’une république laïque.
Si les préceptes religieux entrent en conflit avec les lois de la république c’est à ces préceptes de s’adapter. Il ne s’agit pas de choisir entre une laïcité apaisée et une laïcité pure et dure, mais entre un relativisme qui conduit nécessairement au communautarisme -chacun affichant ostensiblement ses différences - et une société qui se construit autour de ce qui la rassemble. Toute autre attitude, même au nom de la liberté individuelle, serait un renoncement qui servirait les ennemis de la liberté individuelle et qui ne ferait qu’alimenter le racisme latent de notre société. Nous avons bouffé du curé pour instaurer cette laïcité, s’il faut bouffer de l’imam pour la conserver il faut le faire, ce n’est pas du racisme c’est au contraire ôter aux racistes les alibis moraux derrière lesquels ils dissimulent leur bêtise. Donc, je vous en prie, pas d’amalgames, il faut lutter contre des idées si on les juge néfastes, mais on ne doit pas assimiler toute une communauté à une bande d’excités de la chéchia ni la réduire à ses croyances.

Emporté par le fil de mes idées, je suis passé un peu rapidement sur la délinquance de nos « jidi », revenons y, mais rendons d’abord à César ce qui lui appartient : les lignes qui vont suivre sont fortement inspirées par la lecture d’un article paru sur le site « érudit.com » http://id.erudit.org/iderudit/007865ar qui propose un extrait du livre de Laurent Mucchielli : Délinquance et immigration en France : un regard sociologique.

Il est difficile de nier la surreprésentation de la population immigrée ou issue de l’immigration dans les chiffres de la délinquance française. C’est d’ailleurs un phénomène mondial, qui touche toutes les populations migrantes indépendamment de leur nationalité, et qui est observé depuis le début des grandes vagues de migrations.
Malgré cela certains persistent à vouloir expliquer ce fait par une approche idéologique (ils veulent nous nuire, ils refusent de s’intégrer, etc.) ou par une approche culturaliste, mettant en avant le choc des civilisation (les différences culturelles sont indépassables). Ces spéculations ne sont que des hypothèses ad hoc de théories racistes ou xénophobes, elles ne reposent sur aucune étude sérieuse. Quel outil pour établir la volonté de nuire ? Quelle règle pour mesurer le refus de s’intégrer. L’appréciation hâtive et l’amalgame réducteur de ceux qui ont été les victimes ou les témoins d’actes de délinquance peuvent servir les sondages de l’opinion des français sur les immigrés, mais certainement pas l’analyse sérieuse des raisons de la délinquance. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, un problème doit-être étudié si l’on souhaite le résoudre, non pas dans le but de trouver des excuses à la délinquance mais pour l’expliquer pour la combattre réellement. « Tous au trou et puis c’est tout » ne peut satisfaire que les intelligences avinées d’une fin de soirée beaujolais, nous allons donc tenter d’éclaircir un peu nos idées reçues.
Les données favorisant le devenir de délinquant en France sont connues : milieu ouvrier, précarité des situations socio-professionnelles, faible niveau de formation des jeunes et de leurs parents qui n’ont pas les moyens intellectuels de les aider, faible revenus, familles nombreuses, habitat dense, environnement qui agglomère les jeunes autour d’un territoire qu’ils s’approprient, phénomène de mimétisme etc.
Les parents souvent handicapés par une langue qu’ils maitrisent mal, ne proposent pas un modèle de réussite qui pourrait encourager leurs enfants, au contraire cela les prive d’une bonne part de leur crédit ; ils n’ont pas de connaissances qui pourrait les conseiller, en dehors d’un entourage aussi mal loti qu’eux ; ils sont le plus souvent dépendants d’aides sociales qui n’en déplaise à certains, ne favorisent pas l’estime de soi ; les stigmatisations dont ils sont de plus en plus souvent l’objet entretiennent un sentiment d’humiliation qui en réaction nourri un racisme anti-blanc qui, au risque de heurter certaines consciences est de plus en plus fréquent.
L’ensemble de ces situations crée un contexte peu favorable à l’appropriation du modèle social proposé par la société dont l’accès à l’ascenseur social est de plus en plus difficile. Voilà réunis tous les ingrédients d’une potion bien amère dont sont nourris ces jeunes dès l’enfance. Doit-on vraiment s’étonner que certains la vomisse et préfèrent chercher dans la délinquance une réussite qui leur semble à jamais inatteignable.
Vous m’objecterez sans doute que la situation étant la même dans tout le quartier, si elle était la seule cause des dérives délinquantes,les mêmes causes produisant les mêmes effets, tout le monde deviendrait délinquant. Mais tout le monde ne l’est-il pas un peu justement, et même dans les beaux quartiers ? Qui n’a jamais acheté des marchandises tombées du camion ? Qui fume le shit et sniffe la coke qu’ils trafiquent ? Qui, dès qu’il le peut soustrait au fisc et à l’URSAF les sommes qui lui sont dues ? Force est de constater que le niveau général de moralité s’est fortement dégradé ces dernières décennies ; vous attendez-vous réellement à ce que ce soit les plus défavorisés qui donnent l’exemple ?
Je vous accorde pourtant que tout le monde ne sombre pas dans la délinquance. Il existe en effet une dimension individuelle mais elle dépasse la notion de bon ou de mauvais pauvre, qui par choix rationnel, pesant les risques encourus et les bénéfices potentiels, juge raisonnable de vendre du cannabis plutôt que de s’inscrire à l’agence d’intérim du coin. Si il y a une part de rationalité dans ce choix, il faut la chercher dans l’opposition du délinquant à un modèle social qu’il juge inaccessible par la voie normale. Il faut ne pas perdre de vue le besoin de tout individu d’être quelqu’un. La délinquance n’est qu’une identité par défaut qui vise à la valorisation de celui qui s’y engage. Je ne parviens à être quelqu’un dans le monde tel qu’il est, je vais tenter de l’être à sa marge, et je ne conserve de ses valeurs que celle dont on a fait la fin ultime : l’argent. Avec la thune je vais pouvoir être et en être. Comme vous j’aurais les vêtements de marque pas les vielles vestes de costumes dont vous ne voulez plus et dont s’affublaient nos pères et nos grands-pères, j’aurais les belles voitures, pas la vielle Peugeot pourrie de mon enfance, et dans le quartier on me respectera.
Voilà esquissé le schéma psychosocial d’une identité délinquante. Les problèmes qu’il pose appellent des solutions autrement plus compliquées à mettre en œuvre que le renforcement d’un arsenal répressif déjà pléthorique. Je ne propose pas de remplacer les flics par des assistantes sociales ou par des psychologues. En matière de prévention de la délinquance, il faut prendre le mal à la racine et, puisque le phénomène est fortement impacté par la situation économique et sociale, il est indispensable de réfléchir sérieusement à un autre modèle de société plus juste, plus équitable, où l’égalité des chances soit autre chose qu’une formule, qui permet à un système pourri de se perpétuer, un modèle qui replace l’homme au centre et l’argent à juste sa place : un moyen et non pas une fin.
En attendant ce monde meilleur, il faut bien vivre et ce serait suicidaire de laisser ces quartiers et ces citées livrées à la loi du plus fort. La Blonde s’en frotterait les mains. Il faut que chaque acte de délinquance soit sanctionné, pas nécessairement par la prison où se renforce cette culture déviante, mais par la prise en charge de ces jeunes hors de leur quartier, dans une structure à visée de rééducation et de formation. Il faut mettre hors d’état de nuire les plus marginaux pour éviter le phénomène de mimétisme. Il faut mettre un terme à la guerre larvée que se livrent bande de jeunes et policiers par une pratique policière apaisée. Bref l’inverse de ce qui s’est fait ces vingt dernières années où les coups de gueules sans effet ont succédé à un laxisme fautif.

J’ai commencé ce texte en dénonçant le racisme de certains de mes copains. J’aurais pu pour ce faire utiliser le même genre d’argument que les leurs, plus inspirés par leurs tripes que par leur cerveau. J’aurais pu prendre les mêmes raccourcis logiques que certains représentant de la gauche parisienne. Selon eux, le Front National s’adressant au plus bas instincts de l’homme, ceux qui sont sensibles à ce discours possèdent alors de bas instincts, et puisqu’ils y cèdent, cela les place au mieux dans le camp des gros cons, au pire dans celui des salauds. Ceux-là même qui sont prêts à défendre la prépondérance du social dans les actions individuelles (ils ont lu Durkheim eux), ne poussent pas plus loin leur analyse pour juger 20 % des français. Je vais essayer de le faire, allongez vous sur le divan.
Non, Christophe, Richard, Caroline et les autres, je ne crois pas que vous soyez des cons (ou alors juste un peu) encore moins des salauds. Je pense que vos opinions relèvent pour beaucoup de vos peurs et de vos fantasmes. La peur atavique de celui qui est différent, la peur séculaire du pauvre, la peur d’individus dont vous savez qu’ils n’ont pas grand chose à perdre, la peur de ne pas être du côté des gagnants dans cette guerre des possédants contre les misérables, le fantasme de voir l’identité Française pourtant bien chimérique polluée par des cultures étrangères, de voir leur Dieu supplanter le vôtre. La peur est naturelle, elle est utile quand le danger est bien présent, elle permet de déclencher rapidement un système de défense contre une agression, mais quand le danger est fantasmé, le système de défense est mis en œuvre inutilement et empêche une gestion normale des situations ordinaires, les appréciations sont faussées, le raisonnement est focalisé sur une défense inutile, l’esprit troublé par l’objet de vos hallucinations égare vos sens et vous ne voyez que ce qui peut donner du corps à vos illusions. Cette peur m’est familière, le nier serait mentir ; instrumentalisée par des média en quête de sensationnel, par des partis politiques conscients qu’elle remplace avantageusement dans les esprits les revendications les plus légitimes, par d’autres encore qui rêvent encore de l’avènement de la race blanche, il n’est pas facile d’y échapper.
La peur est donc naturelle, mais elle est mauvaise conseillère et quand des pensées xénophobes m’éprouvent, prenant l’apparence d’une juste réflexion, je sais c’est la peur qui s’insinue en moi et je la chasse en cherchant dans l’autre cette part d’humanité qui fait de nous, au delà de toutes nos différences, des semblables.
J’espère mes camarades avoir un peu ébranlé vos certitudes et sachez qu’au delà toutes nos divergences, je vous garde toute mon amitié.
En conclusion ultime je vous invite à lire le poème qui suit de Victor Hugo. Il dit bien mieux que moi une bonne part des choses que je vous ai dites.

À ceux qu’on foule aux pieds.

…Etant les ignorants, ils sont les incléments ;
Hélas ! Combien de temps faudra-t-il vous redire
À vous tous, que c’était à vous de les conduire,
Qu’il fallait leur donner leur part de la cité,
Que votre aveuglement produit leur cécité ;
D’une tutelle avare on recueille les suites,
Et le mal qu’ils vous font, c’est vous qui le leur fîtes.
Vous ne les avez pas guidés, pris par la main,
Et renseignés sur l’ombre et sur le vrai chemin ;
Vous les avez laissés en proie au labyrinthe.
Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte ;
C’est qu’ils n’ont pas senti votre fraternité.
Ils errent ; l’instinct bon se nourrit de clarté ;
Ils n’ont rien dont leur âme obscure se repaisse ;
Ils cherchent des lueurs dans la nuit, plus épaisse
Et plus morne là-haut que les branches des bois ;
Pas un phare. A tâtons, en détresse, aux abois,
Comment peut-il penser celui qui ne peut vivre ?
En tournant dans un cercle horrible, on devient ivre ;
La misère, âpre roue, étourdit Ixion.
Et c’est pourquoi j’ai pris la résolution
De demander pour tous le pain et la lumière.

Messages

  • slt sau !!!
    Comme toujours , je me dit OUAH !!!! il ecrit trop bien !!parfois avc du vocabulaire que je ne connais pas .....

    j ai tout lu !!! ai compris tes idees ...
    Je respecte mais ne suis pas convaincu de tout !!! désolée

    Bisou

  • Félicitation, j’ai tout lu ! Nous avons souvent discuté de ce sujet et je ne pense pas avoir bien changé sur mes opinions. Je ne suis pas issue d’un milieu favorisé par la vie et tu le sais. Effectivement , ma mère parlait bien français, mais je n’ai pas connu que de belles choses et l’argent ne coulait pas à flot chez moi.Je vivais aussi dans un cartier et ce n’est pas pour autan que j’ai choisi la facilité pour être qq.Il y a des choses dans ton discour qui me donne envi d’y réfléchir, mais d’autre que je ne partage pas ou pas encore. Mais une chose, sur laquelle je suis amplement d’accord avec toi, c’est quand tu parles de la "peur", et bien oui j’ai peur, peur pour l’avenir de mes enfants !!!! Je ne suis pas fermée à la reflexion mais quand même assez loin de ta reflexion.....Ah si on avait autan de haine que ca, crois tu que l’on se contenterai juste d’en parler ? On aurai peut être intégrés un groupe tel que les "skins"pour combatre le "MAL".... c’est pour pousser le bouchon Maurice !!!!

  • Alors sans parler de nous, mais seulement de nos parents : ne crois tu pas qu’ils aient vécu un peu la même chose ? Le nom qu’ils avaient, la couleur de leur peau, leur cheveu, leur façon de parler etc ....Et aujourd’hui ces gens comment sont ils dans la socièté ? Comment ont ils éduqué leurs enfants ? Ne sont ils pas arrivés dans la sociétè à être des gens bien, et pourtant c’est aussi des personnes qui ont du mal à trouver leur place ils ont souffert ...
    Alors je ne pense pas que se soit juste une question de couleur de peau ou de rang social, meme si cela n’aide pas...

  • Je ne parlais pas que de ceux qui remplissent nos prisons mais simplement de l’integration, même si je ne conteste pas les mouvements et les travers des immigrés de l’europe du sud dans les années passées.Aujourd’hui ces gens, que sont ils devenus ? se sont ils rangés dans le droit chemin ? Avons nous pris leur place sur le marché de délinquance ? Pourquoi : est ce une question de nombre ?

  • J’ai tout lu maintenant je vais prendre le dico
    Maintenant reste à convaincre une trentaine de millions de français

  • Rappel du modérateur.
    Ce site est un endroit pour réfléchir et pas pour vomir.
    Je me réserve le droit de supprimer les messages qui ne répondent pas à cette éthique.

  • Re -moi j’ai oublié de mentionner c’est un gag bien sur !

  • C’est de l’intolérance de ne pouvoir s’exprimer .

  • Il y a tellement de mots ou de maux sur le racisme que l’on s’y perd : haine, xénophobie, xénophobe, chauvin, intolérant, antisémite, sectaire , nazisme, apartheid, génocide, extrémisme, violence, tuerie, exclusion, barbarie, différence, couleur, opinion, bêtise, ignorance, intolérance, lutte, race, croyance, société, injure, haine, doctrine, etc.
    Ça fait fait beaucoup ; Non ?

    Sausau tu as fini ta lettre par un poème ; je finirais mon message par une chanson de Pierre Perret : la bête est revenue
    http://www.youtube.com/watch?v=HYKIVTvA3AE
    Et puis ne dit-on pas que la musique adoucit les moeurs

    je vous ai fais un copier/coller des paroles

    Sait-on pourquoi, un matin,
    Cette bête s´est réveillée
    Au milieu de pantins
    Qu´elle a tous émerveillés
    En proclamant partout, haut et fort :
    "Nous mettrons l´étranger dehors"
    Puis cette ogresse aguicheuse
    Fit des clones imitatifs.
    Leurs tirades insidieuses
    Convainquirent les naïfs
    Qu´en suivant leurs dictats xénophobes,
    On chasserait tous les microbes.

    Attention mon ami, je l´ai vue.
    Méfie-toi : la bête est revenue !
    C´est une hydre au discours enjôleur
    Qui forge une nouvelle race d´oppresseurs.
    Y a nos libertés sous sa botte.
    Ami, ne lui ouvre pas ta porte.

    D´où cette bête a surgi,
    Le ventre est encore fécond.
    Bertold Brecht nous l´a dit.
    Il connaissait la chanson.
    Celle-là même qu´Hitler a tant aimée,
    C´est la valse des croix gammées
    Car, pour gagner quelques voix
    Des nostalgiques de Pétain,
    C´est les juifs, encore une fois,
    Que ces dangereux aryens
    Brandiront comme un épouvantail
    Dans tous leurs sinistres éventails.

    Attention mon ami, je l´ai vue.
    Méfie-toi : la bête est revenue !
    C´est une hydre au discours enjôleur
    Qui forge une nouvelle race d´oppresseurs.
    Y a nos libertés sous sa botte.
    Ami, ne lui ouvre pas ta porte.

    N´écoutez plus, braves gens,
    Ce fléau du genre humain,
    L´aboiement écœurant
    De cette bête à chagrin
    Instillant par ces chants de sirène
    La xénophobie et la haine.
    Laissons le soin aux lessives
    De laver plus blanc que blanc.
    Les couleurs enjolivent
    L´univers si différent.
    Refusons d´entrer dans cette ronde
    Qui promet le meilleur des mondes.

    Attention mon ami, je l´ai vue.
    Méfie-toi : la bête est revenue !
    C´est une hydre au discours enjôleur
    Dont les cent mille bouches crachent le malheur.
    Y a nos libertés sous sa botte.
    Ami, ne lui ouvre pas ta porte.
    Car, vois-tu, petit, je l´ai vue,
    La bête. La bête est revenue.

  • Bonjour, désolé de n’avoir pu te répondre plus rapidement, mais après la énième dégradation qu’a subi ma voiture (vitre fracturée, puis aspersion de liquide de refroidissement à l’intérieur), j’ai eu une semaine un peu chargée entre la police, l’assurance, et le garage.
    J’ai enfin pu trouver un peu de temps ce week-end, pour y répondre.

    Arrêtons de se gargariser avec toutes les théories des pseudo biens pensant, des pseudo érudits, ou même des pseudo philosophes, tels que BHL ou TERRANOVA, qui n’ont jamais rien arrangé, ni même réglé, tout juste bons à dénoncer, et tenter d’expliquer une situation devenant critique, voir même à la nier à des fins politiques partisanes.
    Effectivement, à partir d’écrits idéalistes, tout pourrait être beau dans le meilleur des mondes, mais la réalité n’est pas aussi simple et idyllique.
    Toutes ces personnes assises sur le toit du monde, et passionnés par ce qu’ils font, à l’image d’illustres économistes, qui semblent détenir dans leurs modèles, la solution d’un monde meilleur.
    Toutes ces démonstrations semblent impossibles à appliquer, car la théorie est loin de s’appliquer à tous nos maux. Même les politiques, qui prenant par ci par là, quelques idées se rapprochant de leurs idéologie s’y cassent les dents.
    Des solutions pourraient améliorer ces tensions, mais devant l’immobilisme de nos politiques, ne voulant blesser aucun syndicat, association et électorat, pour rester majoritaire, leur marge de manœuvre est restreinte. Même l’UE nous met des bâtons dans les roues, quand on veut réguler l’immigration massive de l’Europe de l’est.
    Face à cela, il me paraît normal, qu’un certain ras le bol envahisse l’esprit d’une majorité de gens, qui voient la situation se dégrader, face à une délinquance en perpétuelle augmentation, et aux nombreux cadeaux fiscaux, alloués à tous ces gens qui prennent la France pour un Eldorado.
    Bien entendu, c’est un raccourci un peu facile, mais c’est l’avis de beaucoup de personnes, certaines osent le dire, d’autres le pensent fortement, mais se taisent, sous prétexte d’être cataloguées comme des racistes en puissance.
    Pour moi, ce n’est pas être xénophobe, de dire que l’immigration de confort, majoritaire aujourd’hui, entraîne notre pays dans une spirale négative.
    Malheureusement, les seuls chiffres aujourd’hui autorisés, ne font que confirmer mon opinion, mais aussi celle de bons nombres de Français, mais aussi d’européens.

    A bon entendeur.

  • Merci pour ta réponse. Devrais-je dire "votre" car je ne reconnais pas vraiment ton style, dans ce texte, mais peu importe tu l’a signé, il correspond donc à ce que tu pense. J’aimerai avant tout démentir avec véhémence la contre vérité la plus grave de ce texte. S’il est vrai qu’il m’arrive d’abandonner un moment la lecture du "Dauphiné Libéré" pour essayer d’enrichir ma réflexion auprès de quelques philosophes, je conteste formellement n’avoir jamais ouvert un livre de BHL. Les anciens philosophes proposent un mode de pensée, les nouveaux une mode de la pensée, et tu connais mon rejet profond de la mode. Quand à Terra Nova, a part Robert Castel, tous à l’Isère les sociaux-traitres.
    Les seuls gargarismes que je pratique, je les aime tu le sais plutôt au Bourgogne, quand à la pensée unique je n’ai de cesse de la combattre, qu’elle s’affiche "bien pensante" ou qu’elle se croit courageuse alors qu’elle n’est que réductrice et mesquine.
    Bien sûr la vérité n’est pas simple, est-ce une raison pour céder au simplisme des propositions du FN ?
    Je me suis toujours battu contre l’injustice sociale, tu en a été le témoin et souvent même le complice, et si le vandalisme de ta voiture constitue bien une injustice, le comble serait d’y répondre par une autre injustice fut-elle l’oeuvre du seul raisonnement.
    Camarade, je t’engage à lire, ou à relire, mes autres textes, pour te convaincre que je partage certaines de tes craintes. Si mes propositions sont quelques fois idéalistes, naïves, et pourquoi pas contradictoires, elles ont le mérite de ne pas céder au ressentiment (somme toute légitime quand on se fait cramer sa voiture) ni au confort. Le bouc émissaire que je propose est d’une autre taille et possède pour se défendre des moyens sans limites, qu’on le nomme capitalisme, libéralisme, ou qu’il se déguise en social-démocrate, c’est la peur du lendemain, le renoncement à un monde plus juste, c’est la fin des utopies, qu’il faut, donner en pâture à la vindicte populaire.
    P.S. : t’en connais toi des immigrations "d’inconfort" ?
    Bises à Brigitte et à Max :-)

  • « Il n’y a, au fond, de réel que l’humanité » écrivait Auguste Comte, dans son ouvrage Système de politique positive. Le précurseur de la sociologie et du droit positif ne faisait alors que le constat de l’impossibilité d’application de principes philosophiques, à un homme, une nation où une société. Il est donc d’autres sources scientifiques prouvées, vers lesquelles il va falloir se pencher pour comprendre comment une entité humaine peut vivre ensemble et faire société et comment, le cas échéant cette société, devenue par le temps une Nation, n’arrive plus à communiquer, à évoluer ensemble d’un seul bloc.

    Si les attitudes et propos xénophobes sont devenus courants, il faut se pencher sur les causes d’augmentation de ces faits et non pas sur l’intelligence des contrevenants. De tous temps, gens éduqués et moins éduqués ont émis des propos xénophobes, mais revenons tout d’abord à la racine du mot. La xénophobie, c’est l’hostilité à l’égard d’une ou plusieurs personnes, essentiellement motivée par leur nationalité, culture ou religion.
    Jadis, les Romains envahissaient pour justement ne pas l’être. C’était l’époque des grandes conquêtes, où les différents consuls et empereurs n’ont eu de cesse d’étendre Rome pour se défendre.
    A la Révolution, nos ancêtres se sont battus pour nos droits, et déjà le mouvement des Hebertistes, appartenant au club des cordeliers, comptait parmi leur membres, Camille Desmoulins ou Marat, grands personnages de l’Histoire de France. Ils ont combattu les individus qui, dans leur propos, dans leur culture, n’appartenaient en rien à la pensée Française. C’est une forme de xénophobie. Aujourd’hui ces personnages sont de véritables héros de la France et sont les initiateurs de l’Etat de Droit qu’est devenu la France.
    Alors on peut discuter de l’augmentation de la xénophobie, qui n’augmente en fait que de très peu mais se banalise, par les médias, et par le laxisme POLITIQUE de ces 40 dernières années... Il n’est donc pas question d’évoquer les échecs de la droite ou des ratés de la gauche, ce n’est pas la question.
    La question est : Est ce que la politique est aujourd’hui à même d’imaginer et d’organiser une Nation homogène ? Et en a t’elle envie ?

    La constitution du 4 Octobre 1958 est un formidable texte d’organisation du pouvoir politique, mais il permet aussi l’immobilisme politique par son approche parlementaire du bipartisme, reproduisant sans cesse les mêmes élites, les mêmes idées, les mêmes échecs.. Les médias et internet ont apporté depuis quelques années aux plus démunis, non pas la culture, mais l’information. L’information est un outil formidable qui peut parfois être détourné et devenir dangereux, mais c’est un autre débat, voyons ici l’information comme épanouissement des idées de l’homme.
    L’essor des médias apparaît donc comme un facteur déclenchant de l’intéressement de l’homme à la politique et au développement de son opinion. C’est ici, l’échec du bipartisme et l’avènement des partis politiques extrêmes. L’homme, tout réfléchi qu’il est, a décidé de ne plus être en accord avec les deux grands partis français, qui selon lui ne s’occupe plus de la base du pays, de la majorité des français de la classe moyenne. L ‘un étant aux chevets des pauvres, l’autre étant aux pieds des plus riches, mais la pratique politique des deux en arrive à un constat cinglant de la part de l’opinion (qui rappelons le, est bercée par l’info média.), aucun ne propose une alternative viable et l’exercice du pouvoir par ces deux partis est peu ou prou, similaire, les mots et les phrases changent, les actes sont approximativement les mêmes.
    L’espoir, c’est alors, un homme providentiel, ou une femme. C’est Mélenchon, c’est Le Pen, mais répondant à ton essai, que je respecte, mais conteste, c’est là l’intérêt de la dispute politique, je vais me pencher sur « la messie », qui rappelons-le, l’a emportée sur le second aux élections présidentielles par quasiment trois fois plus de voix aux scrutins 2012.
    Le Français, soucieux de sa condition, depuis la Révolution, est dans l’attente de solutions. Pour l’emploi, pour le développement économique et social de son pays et dans la réussite des jeunes.
    Mais, il voit sans cesse au contraire, sa sécurité face à la protection sociale, au chômage, à la retraite se détériorer et il sait depuis maintenant une vingtaine d’années que la crise syndicale que vivent les deux syndicats majoritaires en France ne pourront lui permettre de conserver ses acquis, ils se tournent alors vers celui, ou celle, en l’occurrence, qui apporte, un autre discours, une autre vision, une porte de sortie aux politiques qui ont échoué depuis des années.
    Ces politiques, ce sont les mêmes que tu combats, c’est l’omnipotence du libéralisme, et c’est pour te reprendre, l’échec de la politique qui n’a pas su mettre l’homme au centre de l’enjeu des sociétés. Mais derrière l’humanisme, que personne ne peut contester, il faut tenter une seconde d’imaginer comment faire une chose autre du politique. Re-imaginer la démocratie, en s’approchant des modèles des cités de la Grèce ? En imaginant une seconde cette hypothèse-ci, qui veut d’une Agora ? Qui veut chaque mercredi du mois siéger tour à tour pour les besoins de la cité ? Enfin, il est inimaginable de penser que la politique d’aujourd’hui ne peut être exercée par des professionnels, les connaissances juridiques sont trop pointues pour qu’un citoyen lambda puisse se pencher sur des problèmes de société majeurs.
    Alors, le Front National, c’est un parti, qui a séduit, par son vent d’idées nouvelles faites au Français. Et l’essentiel du programme, ce n’est ni l’immigration, ni la délinquance, c’est l’emploi, et le rétablissement de la nation France par la réussite, par la production, par l’innovation, par l’économie.
    Je ne suis en aucun cas en accord avec les idées du front national pour des raisons sur lesquelles nous reviendrons, mais force est d’être honnête intellectuellement, la victoire du Front national, n’est en aucun cas une victoire des Français par rapport à une autre catégorie de Français, mais c’est un marqueur d’appel à l’aide des citoyens, qui veulent retrouver un intérêt a être Français, retrouver cette grande nation qui de Vercingétorix, en passant par Napoléon ou de Gaulle, n’a cessé d’être unie pour les mêmes intérêts.

    Nous faisons donc le même constat, celui d’un manque d’emploi, d’une chute de l’enseignement scolaire, d’une économie molle, et d’une crise du politique qui ne permet plus aux Français, tendus par la situation, et dans l’attente de solutions, d’avoir une opinion rationnelle. Il est donc juge à posteriori, il ne croit ce qu’il voit, il devient donc observateur des maux de la France, la délinquance, le chômage, la dette publique, et l’inégalité face à la justice de son pays dans laquelle il n’a plus confiance.

    La délinquance, et les problèmes d’insécurité, longtemps critiqués par les différents partis de gauche n’est aujourd’hui plus un secret, il faut y remédier, le citoyen Français a peur. 49,5% de la population ne se dit ni rassuré, ni compter sur le soutien de sa Police quand malgré tout la délinquance baisse dixit le rapport annuel de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Mais si la violence aux Biens est en baisse, la cruauté des actes aux personnes est sans cesse en accroissement, actes gratuits, souvent perpétrés à des personnes sans défense, personnes âgées par exemple. Il faut donc trouver de nouvelles réponses face a ces problèmes de délinquance, de plus en plus juvénile et élections après élections, promesse après promesse, rien ne change, la délinquance est toujours là, le Français est donc en mesure de se poser des questions et d’observer par lui-même, le problème, car il est le témoin privilégié de la nouvelle forme de délinquance qu’il observe pratiquement quotidiennement. La majorité des faits dont il est le témoin est soit initiée par un individu de type nord africain (comme le signale la préfecture 54% dans un dossier confidentiel) soit initié par un individu des pays de l’Est (13%), les 33% restants étant les faits réalisés par la catégorie d’autres individus, autres individus qui représentent en France environ 58 millions de personnes. Il n’y a donc pas d’échappatoire possible à ces chiffres, le Français est bel et bien témoin de la réalité du terrain.

    Sujet étroitement lié à celui de la délinquance, c’est celui de la justice, et principalement de la justice punitive, et là, c’est 66% de la population Française, qui dit ne plus avoir confiance en sa justice, et la maxime, « il vaut mieux un mauvais arrangement plutôt qu’un bon procès » n’a jamais été aussi juste et approuvée. Récemment le Dauphiné Libéré, presse locale, relatant les faits de l’agglomération Grenobloise, dont on ne peut dire qu’il est de droite, racontait le procès de trois Nord africains, pourtant pas mineurs, donc répondant face aux juridictions de droits communs, d’un fait de vol à la roulotte, avec incendies de véhicules (3)*, en flagrant délit, la preuve est donc parfaite, il faudrait appliquer l’article 322-6 du code pénal, avec une peine de dix ans d’emprisonnement et de 152 449 euros d’amende.... Hélas la sanction est tombée, ce sera 3 mois de prison avec sursis et un rendez vous prochain devant les juridictions civiles, qui sera évidemment avorté puisque les 3 contrevenants n’ayant pas d’emploi, ne pourront être tenus responsable financièrement, c’est encore une justice flamboyante qui vient de taper le marteau contre le socle. Pendant ce temps-là, un père de famille roulé à 56 km/h dans la banlieue grenobloise et se voit infligé une amende de 90 Euros et le retrait d’un point sur son permis, sans autre forme de procès, puisque la procédure de contestation est une hérésie juridique, elle n’a de procédure que de nom, en atteste les nombreux tracteurs et paysans flashés sur des autoroutes à plus de 200KM/H, obligés de se présenter face aux juges qui ne pourront même pas amnistier le prévenu sans un décret du garde des sceaux, il y’a donc une justice pour les solvables, dure, et une justice pour les insolvables, inutile, puisque « les riches » paieront le tribu du pauvre indirectement, et l’Etat ne s’en cache pas, l’argent gagné par les radars et excès de vitesse, paie l’entretien des machines automatiques, les campagnes de sécurité routière, et ...l’aide juridictionnelle...
    Le choix politique est donc celui-ci, peu noble, la rentabilité judiciaire, les faits contraventionnels, payable dans les délais les plus brefs, on ne recherche plus l’intérêt du citoyen, mais on le leurre, dans des préventions qui n’ont aujourd’hui plus lieu d’être, et pendant ce temps-là, les voleurs courent toujours.

    Evidemment que ces chiffres et faits ne sont pas l’objet de hasard, le chômage, la pauvreté, en augmentation croissante dans les banlieues est un dénominateur commun a l’expansion de la violence chez ces populations, mais la réflexion du Français ne doit pas être celle de l’Etat, le citoyen est juge, l’Etat c’est la force Régalienne, celui qui doit faire respecter le droit, pourtant épais, du territoire. La conclusion est sans appel, il n’y a plus de tentative de l’Etat de reprendre ces droits, pour des raisons avant tout électoralistes.
    La pauvreté ne saurait tout excuser, c’est le laxisme de ces quatre dernières décennies de modernisme et de politiques sociales électoralistes qui font que la règle n’est plus autant obligatoire qu’elle ne le prévoit. Comment peut on croire que les 3 jeunes cités en exemple pour l’incendie de véhicule vont se repentir face à une peine si faible ? Moi-même je suis le premier à enfreindre des règles, quand je sais que la sanction finale n’est qu’une simple réprimande. Il faut donc repenser toute la politique, toute la justice, et arrêter d’ignorer que la délinquance n’est que le fait de pauvreté, chômage et habitat, c’est aussi l’échec d’un modèle d’assimilation à la Française, en somme d’éducation, mais c’est l’échec de l’Etat qui n’a pas su donner aux parents étrangers les bases du savoir vivre Français.
    En atteste, le succès du film Intouchable, la famille d’Omar Sy, multi-recomposée, n’a aucune notion de la culture Française, et c’est un problème très grave, qui est à la base des maux du pays et du choc des cultures qui ne passera jamais ( et encore moins avec des politiques sociales). Le succès de ce film n’en est pas moins un indicateur du nivellement par le bas du niveau intellectuel et culturel Français, à commencer par la première scène, ou l’insulte d’un policier qui est dans l’exercice normal de son travail devient une normalité, accepté par tous, comment un film qui se dit comédie familiale peut-il dénigrer l’État sans que l’opinion ne soit choquée ?

    Enfin, les associations telles SOS RACISME et autres mouvements qui ne règlent aucun problème de ce pays, et qui montent les populations les unes contres les autres n’arrangent aucunement le sentiment d’usure des Français que tu nommes « racistes ». Parce que le Français, le vrai, qui va au travail tous les matins, qu’il soit noir, arabe, ou blanc n’est dupe de rien, et n’est jamais victime de racisme, parce qu’il est respecté, au titre de Français. Tandis que celui qui passe ces journées au PMU, qu’il soit noir, arabe ou blanc ne l’est pas, non pas pour des critères ethniques, uniquement parce qu’il profite du système Français, dont les dit « racistes » veulent protéger.
    Le constat est donc simple, tous les paramètres légaux sont présents, écrits, il ne reste plus qu’a les appliquer, et c’est uniquement à l’Etat de reprendre ses droits, par la force, s’il le faut, car c’est la fonction monopolistique de l’Etat en France, pour le moment, avant qu’il ne soit trop tard.

    *(fait franco-français, l’incendie de véhicule de particulier n’existe nul part ailleurs)

    Bonne et heureuse année, qui sera riche en réformes creuses..

  • Bravo, le verbe est sûr, le trait est assuré.

    Vous voilà assez mûr, au débat vous êtes prêt.

    Mais soufrez s’il vous plait, ces conseils liminaires,
    
et prenez comme un jeu, que je les dise en vers.
    L’idée, est sur la forme, toujours prioritaire,
    
et aux beaux aphorismes, il ne faut se complaire.

    Ainsi des citations, bon usage vous ferez,

    et quand un grand penseur, en lettré vous citez,

    d’un contexte adéquat, vous vous assurerez.

    Si je peux me permettre, un deuxième conseil,

    que votre sens critique, soit sans cesse en éveil,

    et afin d’éviter, les contrevérités,
    
toutes les informations, vous devrez recouper.

    Pour conclure sur la forme d’un discours bien mené,

    il me semble bien risqué, et bien peu efficace
    
de vouloir camoufler un raisonnement léger,
    
d’une feinte érudition ou d’un propos loquace.

    Quand, à la relecture ces artifices s’effacent,
    
l’argument apparaît, simpliste et fallacieux

    dans la triste inanité d’un jugement sentencieux.
    Sur le fond des idées, il me semble navrant

    qu’à votre âge vous ayez, d’aussi tristes mentor.

    Marat et Des moulins vous voilà célébrant,

    Mais Mauras et Le pen vous inspirent bien fort.

    Vous guettez l’avènement, d’un homme providentiel,

    et de votre anxiété, vous faites votre miel.
    
Que cesse cette agonie, seigneur exhaussez moi
    
En attendant le messie, envoyez nous un roi.

    Si Marat s’est battu, c’est d’une plume robuste

    contre l’ordre établi et pour un monde plus juste
    
contre la réaction d’une noblesse acculée.

    contre les autrichiens, qui la favorisaient
    
contre les négriers, qui alors sévissaient

    pour l’égale dignité, de toute l’humanité.
    
La terrible colère, d’une nation naissante

    n’avait nul besoin d’invasion menaçante

    et les têtes qui tombaient étaient toutes grimaçantes

    les yeux écarquillés sur une terreur glaçante.
    Pour la philosophie, vous la dites sans objet,
    
et vous pensez la science, comme la seule panacée.

    Mais elle peut aussi être, la plus grande des menaces.
    
La vraie philosophie quant à elle s’interroge
    
et ce sont ses auteurs, qui s’exposent aux grimaces,
    
quand de leur âneries, ils nous font les éloges.
    
Rien de très grave en soit qu’un amour propre blessé
    
quelque temps gaspillé, et des lecteurs lésés.
    
Donc en matière d’idée et pour raison garder
    
il importe de choisir ses maîtres à penser.

  • Bonsoir,
    Votre style d’écriture est très intriguant, je voudrai donc savoir si il serai possible d’avoir certains conseil quant à l’écriture d’une lettre ouverte aux racistes qui me servent de voisins...

    Bonne soirée et très bonne continuation.

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